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la grandeur de dada peer murshid (r.a)horaires / itinerairespartager ce site webfaq: foire aux questions

La Grandeur

De

Dada Peer Murshid

40 ème Urs Shariff
Village de Mahad
Son Murshid (Mentor):
Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A)

Le Dargah.
Les Miracles et les prédictions.
Un Mort qui s'éveille.
Le Globe-Trotter:
Dr. Yussuf Kadribux.

Le premier Muallim du Dargah:
Bhye Hassam Karimboccus.

Le Soufism ou l'échelle de la perfection.

« Réjouissez-vous en ce moment sacré

Le Créateur et Le Crée sont unis. »

<<Islam ou la révélation par les Rêves ; Mythe ou Réalité ; Mystique et le Voyage à L`intérieur de Soi. >>

 
Sa Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah AmeerSaheb Qadheri Hydheri (R.A),
raconté par son petit fils,

M. AllySaheb AmeerSaheb, (Bhye Ally) le dernier de ses disciples.

Toujours est-il que la religion Musulmane ne diffère pas des autres grandes religions pratiquées, ici, au sein de la République de Maurice avec leurs différents courants de pensée, de culte, de rite, d’ethnique et d’éthique.  Toutefois ce qui importe le plus, c’est que toutes ces différences, qu’on le veuille ou non, apportent leur contribution intrinsèque pour insuffler l’espoir, foi et croyance dans ce monde désaxé, en perte d’équilibre, afin que l’humanité continue de vivre ou de survivre.  Quant à une section de la communauté musulmanes de chez nous, vouant le culte du Peer, peut à  juste titre s’enorgueillir de pouvoir compter au sein de ses divers Sanctuaires (Dargah)  des Saints Hommes et Sainte Femmes auxquels, l’on a octroyé le nom « Wally Allah » synonyme de « Ami de Dieu (Allah) ». 

Réf : Le SAINT CORAN : sourate 10, verset 62 ; sourate 12, verset 96 ; sourate 19, verset 96 et sourate 98, verset 8. 

Tous les ans, on célèbre le « Urs Shariff » en louange des Peers afin d’affirmer davantage l’Union Sacré avec le Créateur, Maître de l’Univers !  

 

40  ÈME  URS  SHARIFF

DE

HAZRAT  PEER  SAYED  ABOO  BAKAR  SHAH  (R.A) 

Le 6 juillet 2008 avait marqué les 40 ans depuis que  Sa Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah (R.A), passa de vie d’ici-bas au trépas de l’au-delà.  A cette occasion, la Société Dada Peer  gérant le Sanctuaire où repose en paix son corps, encore intact dans son linceul, avait organisé un « Urs Shariff » avec pour thème de faire revivre les souvenirs de ce Saint homme dont l’existence fut une suite de rebondissements miraculeux successifs !  Il avait 102 ans lorsqu’il tira sa révérence (Parda) de ce monde matériel en 1968, (2 ème Rajab, selon le calendrier islamique). 

M. AllySaheb AmeerSaheb, Bhye Ally, le petit fils de Sa Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah (R.A),  nous raconte l’incroyable histoire de son vénéré grand-père.  Témoin oculaire, privilégié, ayant eu la chance extraordinaire de suivre, pas à pas et à la trace, les parcours inénarrables du Saint homme.  Aujourd’hui, il est auréolé de la faveur d’être parmi les plus proches et les plus fervents de ses disciples.  

Écoutons-le… 

«Comme susmentionné, nous avons célébré le 40 ème anniversaire de sa ‘Fana’  fin existentielle avant de parvenir à ‘Baka’  l’état de félicité, le 6 juillet 2008.  C’était l’occasion également de passer en revue tous ses multiples bienfaits en témoignage de nos fidélités en tant que disciples (mourides) ayant jurés de perpétuer ses œuvres de bienfaisance et d’intercession auprès d’Allah, l’Omniscient.

VILLAGE  DE  MAHAD

    NAQUIT,

HAZRAT  PEER  SAYED  ABOO  BAKAR  SHAH  AMEERSAHEB  (R.A) 

Nous avons droit à un résumé de son histoire lui ayant emmené à l’île Maurice dans les années 1890 sans précision exacte des dates.  Nous apprenons que Dada Peer  est issu des parents originaires de l’inde, plus particulièrement d’un petit village Mahad’ qui se situe dans la région de ‘Kokan’.  Approximativement, Il devait avoir dans la trentaine d’années lorsqu’Il quitta sa ville natale pour venir s’installer ici, comme commerçant… 

M. AllySaheb AmeerSaheb : 

«Il se lança dans le petits commerces d’achat et vente.  Il achetait surtout des petites maisons en état avarié, qu’Il rénovait avant de les revendre.  Parfois, Il construisait d’autres maisons selon le besoin ou la demande de la clientèle de l’époque.  Il gagnait bien sa vie et en toute honnêteté.                   

Quelque temps après son arrivée sur notre sol, Aboo Bakar Shah AmeerSaheb connaissait déjà à fond l’engrenage et tous les rouages du commerce.  A part ses petites transactions immobilières, il remarqua l’usage abondant du charbon pour la cuisson dans nos cuisines.  Il eut l’idée et trouva les moyens de commander l’importation du charbon en grande quantité de la Grande Péninsule pour le revendre aux détaillants de son pays d’adoption qu’est l’île Maurice.
 

 
RENCONTRE  AVEC  SON  MENTOR,

HAZRAT  PEER  JUHOOR  SHAH  (R.A)

 Son travail marchait à merveille et sans la prétention des grands hommes d’affaire concernant la cumulation et la multiplication des richesses, il gagnait assez facilement sa bouchée de pain.  Il devenait populaire sans se montrer ostentatoire.  Modeste, tout le monde le connaissait pour son sérieux dans l’exercice de sa profession.  Il avait tout ce qu’il fallait pour mener à bien son existence, sauf une famille !  Une épouse… des enfants… 

M. AllySaheb AmeerSaheb : 

« Et, c’est chose faite dans les années qui suivent.  Il prit en mariage une belle fille mauricienne du nom de Fatimah.  De cette union naquirent deux garçons dont l’aine fut mon père.  Il continua avec  son petit commerce jusqu’à sa rencontre avec quelqu’un qui allait devenir son Guide Spirituel, Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A). 

Aboo Bakar Shah AmeerSaheb devint le disciple de son Mentor Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A) quelque temps après la naissance de ses deux enfants.  Il délaissa un peu le gros de son travail et se contenta de petits boulots pour bouillir la marmite familiale.  Il est bon de savoir que Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A) avait le pouvoir d’agir sans dire un mot.  On nous rappelle que lors d’une confrontation avec un ‘Mullah’ (enseignant), Il fit sortir du ‘halwa’ tout fumant d’un récipient ne contenant que de l’eau !  On raconte une autre anecdote de lui : Il travaillait comme artisan à la sucrerie de Rose Belle.  Lors d’un conflit industriel, le moulin fut tombé en panne, sans cause apparente.  Comme rien ne pouvait mettre les machines en marche, l’administrateur présenta ses excuses à Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A) et comme par enchantement, le moulin s’est remit à tourner. 

Extrait : HISTOIRE DES RELIGIONS DES ILES MAURICE ET RODRIGUES, de B. BURRUN, édition les Printemps. 

Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A) naquît en Inde en l’an 1852, vint à l’île Maurice en l’an 1870 à l’age de 18ans et quitta ce monde matériel en 1938, âgé de 86 ans.  Il gît dans son Mausolée (Mazaar), au cimetière de Riche Terre. 

Réf : FRIENDS OF ALLAH. 

L’influence du Murshid Hazrat Peer Juhoor Shah sur ce père de famille de deux enfants, que fut Aboo Bakar Shah AmeerSaheb avait agi d’instinct comme un déclic, un tournant qui allait par la suite bouleverser toute son existence.  Petit à petit, il s’écartait du monde matériel pour se consacrer à la chose spirituelle… 

M. AllySaheb AmeerSaheb : 

« Durant plus de 40 ans, mon grand père mena une vie de retraite, d’exclusion mondaine, s’adonnant purement à la dévotion spirituelle avec assiduité, constance et abnégation, toujours en compagnie de son Mentor Hazrat Peer Juhoor Shah (R.A).  A partir de cette période, Il fut confronté à des  tests,  épreuves décisives qui lui valurent le titre de ‘Wally Allah’, de Peer, de Guide Spirituel…  Autrement dit, Dada Peer aurait atteint le summum de la perfection, degré le plus élevé dans l’axe vers la Déification !  Je dois préciser que ce n’est pas quelque chose que l’on obtient comme un badge ou une médaille pour service rendu à la communauté… 

Monsieur AllySaheb AmeerSaheb (Bhye Ally) nous dit toute sa fierté d’être venu au monde sous le toit de son grand père et que c’est ce dernier qui lui a octroyé les prénoms qu’il porte avec honneur, grandeur et noblesse, alors que sa mère, sur son lit d’hôpital avait déjà décidé le prénom du bébé qu’elle allaitait au sein !  Il nous apprend encore qu’il est le dernier des disciples de ce merveilleux Dada Peer.  

Écoutons-le : 

« J’avais 21 ans quand Dada Peer tira sa révérence du monde matériel.  J’étais également la dernière personne initiée par lui avant qu’il nous quitte.  Je n’oublierai jamais ce moment féerique, indicible, fascinant, mystérieux.  On aurait dit que mon grand père emportait une partie de moi-même avec lui.  Depuis ce jour, je continue ses œuvres avec une ténacité indéfectible en tant que l’ultime disciple ayant juré de faire corps et âme avec lui afin de pérenniser ses souvenirs et de conscientiser la génération futur sur ses dures labeurs l’ayant amené vers la fusion Divine ! 

Sa Sainteté, Dada Peer ne fait aucune discrimination quant aux différentes sources de pensée ou de religion qui anime ceux qui viennent auprès de lui, au Sanctuaire (Dargah), implorer son intercession auprès de Dieu (Allah), le Miséricordieux afin d’exaucer leurs vœux pour une quelconque faveur.  Il faut admettre que c’est un travail de longue haleine pour se purifier le corps et l’âme.  Le cœur doit être d’une transparence de l’eau de source et l’esprit, dépouillé de toutes méchancetés avant d’accéder à la sublime attente de Sa Sainteté… 

Et son petit fils  d’enchaîner : 

« Je dois ajouter qu’il y a bon nombres de gens qui viennent au Mausolée, à visage découvert, chercher assistance spirituelle contre divers maux dont ils souffraient.  Certains d’entre eux se jettent à corps perdu, s’agrippent contre l’encadrement, se frappent la tête contre le sol, supplient, implorent, hurlent, versent de flots de larmes pour attendrir l’âme de Dada Peer avec de promesses d’offrande et de reconnaissance éternelles…

 

LE  DARGAH

SANCTUAIRE  SACRÈ 

Le Sanctuaire est une magnificence architecture entouré de jardins et des allées de rosiers et d’autres fleurs saisonnières.  L’infrastructure agrandie en 1982, puis rénovée en 1994, avec une espace circulaire peut contenir un nombre limité de personnes avec une entrée principale en face et deux autres ouvertures latéraux sur les cotés.  De quelconque point où l’on se trouve, on fait face à Awliyah Dada Peer.  Le soir, les contours de l’architecture du Dargah sont tracés par des illuminations et au-dessus du dôme qui se situe au centre de l’édifice on peut voir briller la couronne.  Les lambris sont tapissés d’étoffe de velours aux couleurs variées, sombres tandis que le sol est revêtu de moquettes.  L’intérieur du Dargah, récemment rénové en 2007, brille de mille feux de lumière et paré des atours somptueux avec un bel encadrement sculptural autours des lieux ou gît dans la splendeur divine, Sa Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah AmeerSaheb Hydheri Qadheri (R.A).  

Une fois qu’on se trouve enfermé dans le Mausolée, un doux parfum (Attar) chatouille les narines, enivre l’imagination et il se dégage une chaleur intense, mais rassurante, imprégnée de fraternité, de douceur, de passion et d’amour.  On se trouve à l’abri des forces sataniques.  On se sent protégé… mieux, rassuré !  …Le silence est soudain rompu par les clameurs des prières, dirigés par la maestria du culte, Bhye Ally, Monsieur AllySaheb AmeerSaheb.  On est transporté par l’énergie psalmodique des louanges, des Zikrs qui se répandent en écho dans la circonférence  restreinte de la salle.  

Des milliers et des milliers de personnes ont foulé le seuil du ‘Dargah’ toujours avec l’espoir, l’espérance de venir se recueillir, s’approprier un tout petit peu de cette richesse mystique et enfin s’imprégner de cette atmosphère, cette ambiance sacrée de béatitude.  Lorsque l’on prend congé de cet environnement salutaire, du Sanctuaire de Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah AmeerSaheb (R.A), on part avec une nette impression intégrée du jamais vu, jamais ressenti tel effet de soulagement, de clairvoyance et d’obsécration…  On sent revivre, revigoré avec une nouvelle source d’énergie impulsive.  Certains croyants se sentent propulser pour accourir vers ce lieu de bien-être intérieur paradisiaque.  Et on en redemande d’y retourner !

M. AllySaheb AmeerSaheb :  

« Une personne, vêtu tous en blanc d’un air étrange de transparence, m’avait apparu plusieurs fois en vision, lors des sessions des prières, fort tard dans la nuit.  Une fois j’ai osé lui approcher et lui demander son identité. 

 « Je viens de ‘Ajmir Shariff’ » me répondit-il, «  je suis Hazrat Khwaja Muin-Ud-Deen Chisti Ajmiri (R.A), (Peer Gharib Nawaz).  Souvent je fais le déplacement pour venir voir mon ami Peer Aboo Bakar Shah (R.A). » 

Je suis resté perplexe avant de comprendre la nature de relation humaine : Un Roi fréquente un Roi, un Ministre fréquente un Ministre, tout comme un voyou fréquente un voyou…  

L’émotion chez moi était à son comble.  Toute ma gratitude, mon admiration envers Peer Gharib Nawaz (R.A) fut transformé en un flot de larmes de réjouissance !  

Subséquemment, quelques temps après, un jour, un vieil homme vint chercher auprès de moi.  Il me raconta qu’il vient de rentrer de Ajmir Shariff et ce qu’il a vécu là-bas.  Alors qu’il dormait le soir, Khwaja Gharib Nawaz (R.A) se manifesta dans ses rêves et lui demanda ce qu’il vient faire à Ajmir.  Il répondit qu’il est venu tous simplement pour sa guérison.  Peer Khwaja Gharib Nawaz (R.A) lui dit de retourner à Maurice et de se rendre au Dargah de son frère Peer Aboo Bakar Shah (R.A) à Cassis… C’est tout dit. »
 

 

SECRET  DE  POLICHINELLE. 

Monsieur AllySaheb AmeerSaheb nous révèle qu’il y avait, autrefois, parmi ses disciples un jeune homme de 22 ans…,

 Enfin laissons lui la parole : 

« Mon Dada lui prédisait l’avenir et lui laissa entendre qu’un jour, il deviendra une des plus hautes personnalités de ce pays et que personne ne pourra jamais le destituer.  J’étais présent comme d’autres disciples lors de cette réunion de prière,  après une séance de ‘Zikr’  La ilaha illa Allah… Allahou, Allahou… sorte d’incantation litanique répétitive faisant louange à la gloire, à la grandeur de Dieu (Allah Taa’ala) ! 

Effectivement , aussi incroyable que cela puisse paraître, bien après que Dada Peer eut tiré sa révérence de ce monde, le jeune homme devint l’homme le plus respecté du pays en occupant la plus haute fonction constitutionnelle.  Des années plus tard, il abdiqua et démissionna de son poste pour une raison de principe.  Cette ultime décision fut prise par lui-même.  Nul, ni personne ne l’avait jamais sommé de partir !  Il parti de son propre gré. »
 

L’ HOMME  QUI  NE S’ ENDORT  JAMAIS. 

On est à la rue Maratha, Port-Louis, dans les années 1945-50, Dada Peer habitait une maisonnette dans une grande cour où il y avait de nombreux autres locataires…  Une dame qui habitait ailleurs venait presque tous les jours rendre visite à un enfant d’une dizaine d’années, dont la mère était une des locataires.  Elle aimait jouer, bercer et faire des câlins avec cet enfant et elle ne s’en fatiguait jamais.  Elle était pourtant mariée depuis trois ans et n’avait pas d’enfant.  Elle rendait également visite à Dada Peer assez souvent pour bavarder avec lui, prendre de ses nouvelles, recevoir ses bénédictions, ou parfois lui couper les ongles des pieds.  Dada Peer lui exprimait sa joie de la voir choyer, gâter cette enfant de la cour…                                     

Un jour, Il lui posa la question suivante : « Pourquoi tu n’as pas d’enfant alors que tu aimes bien jouer avec les enfants des autres ? »  

Elle répondit : « Je ne sais pas…  Je ne peux pas vous l’expliquer et pourtant j’aurais tant voulu en avoir ! » 

Le Saint homme lui demande de revenir le voir demain.  A la rencontre du lendemain, Dada Peer lui remit un ‘Tawizz’ (Talisman) qu’elle devait portait continuellement sur elle.  La femme par la suite allait avoir trois garçons en espace de quelques années.  Les enfants sont toujours vivants, mariés et a leurs tours, pères de famille.  La maman vit toujours, portant allégrement ses 84 ans d’existence.  Preuve infaillible du pouvoir qu’Allah Taa’la accorda au souhait de Dada Peer.  Ce fut fort probablement le commencement de sa prémonition…  

Autre Volet, est-ce possible de vivre sans dormir ?  Le petit fils nous apporte un peu de clarté à l’esprit : 

« Pendant toute la période de son engagement spirituel, mon grand père ne s’en dormait jamais.  Il passait toutes ses nuits blanches à faire de l’ ‘Ibaadat’, s’adonnait à des prières spéciales, Zikrs et autre acte de dévotion.  Il en est ainsi durant toute son existence de quête spirituelle.  Plus de 40 ans, il mena une vie d’ascèse pour ne pas faire presque d’ermite.  La différence, c’est qu’Il garda le contact avec les gens croyant trouver en lui la fin de leurs problèmes. »
 

 

PRÉDICTION MIRACULEUSE 

Notre Saint homme était friand, lors de son petit déjeuner le matin, de manger un pain et deux gâteaux piment et un gros verre de thé, à l’hôtel Crystal Palace !  Là Il logeait dans la même cour de l’imam Himalya, angles des rues Madras / Calebasses, Port-Louis.  Il fut aussi un temps où il n’ y avait rien à mettre sous les dents pour soulager le creux de son estomac. 

Il y avait un garçon, âgé de 12 ans qui était en ‘standard 6’ à l’école, lui-même fils d’un disciple, prit l’habitude d’apporter de la nourriture pour Dada Peer.  Le Saint homme était frappé par l’assiduité et la gentillesse de ce garçon.  Un jour, Dada Peer lui demanda quel travail il aurait aimé faire plu tard.  Sans hésitation, le garçon répondit : « Docteur !»  A son tour, sans hésitation, Dada Peer lui déclara : « Tu seras docteur ! »  Aujourd’hui il est devenu médecin et exerce toujours cette profession.   Par discrétion, on ne révèle pas le nom de cette personne. 

Par contre, c’est tout le contraire pour le cas d’un autre médecin, le Dr. Farad Aumeer, angles des rues Sir Virgil Naz / Etienne Pèlereau, Port-Louis… 

On laisse la parole à Monsieur AllySaheb AmeerSaheb : 

« Un jour, Monsieur Ibrahim Aumeer, enseignant à l’école primaire vint me voir pour être admis au sein de la ‘Société Dada Peer’.  Quel fut son ahurissement et sa joie d’apprendre que dans cette cour, qui lui devint sienne, a été autrefois, habité par mon ‘Dada’ (Grand Père) !  Ce lieu fut béni par le Saint homme ainsi que tous les générations qui y habiteront et en occurrence les membres de la famille Aumeer.  Il n’est pas drôle de voir, aujourd’hui, un concert de médecins occupant les bâtiments angulaires,  (angles des rues Sir Virgil Naz / Etienne Pèlereau, Port-Louis)!  

M.  Ibrahim Aumeer avait deux fils médecins.  Lui-même et l’un de deux fils sont passés de vie aux trépas. (Qu’ Allah, dans sa miséricorde, veille sur eux aux ‘Jannat-Ul-firdos’).  Le Dr. Farad Aumeer exerce toujours dans sa profession. »  

Autre souvenir miraculeux, 1960, cyclone Carol.  Toute la famille de Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah (R.A) s’hébergeait dans une maison, rue Abbé Déroulède à Port Louis.  Vers 3 heures du matin, le cyclone battait de son plein.  On entendit une tôle qui s’arrachait du toit. 

« J’ai appelé mon Dada, tout en tremblant.  Tout le monde s’est levé et s’affolait.  Mon Dada s’emmena avec son calme habituel dans la pièce où la tôle menaçait de s’envoler sous la pression des vents qui soufflaient de plus en plus fort.  Si une la tôle se détache, sous un effet domino, tout les autres se détacheront l’une après l’autre! 

 Il ne fit que fixer de ses yeux profonds et laissa son regard pénétrer là où des violentes rafales s’acharnaient contre la tôle.  Celle-ci resta ainsi, bloquée comme une bouche entre ouverte, sans plus.  L’effet de la pression des vents n’avait plus de prise contre la tôle.  L’instant après, il enjoignit tout le monde de s’en aller dormir.  On ne discuta jamais de son ordre !  Nous retournâmes, confiants, chacun à sa place, en toute tranquillité jusqu’au petit jour.  La maisonnette existe toujours dans son état d’originalité avec une différence : elle est entretenue avec soin et maintenue à l’instar d’un vestige symbolique, par son nouveau propriétaire ! » 

Monsieur AllySaheb AmeerSaheb, (Bhye Ally), nous fait part d’un autre événement qui nous témoigne la grandeur de Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah (R.A) : 

« Je ne peux ne pas faire mention du cas de Bhye Shariff, cet homme qui avait 48 ans et qui souffrait des troubles obsessionnels.  Pris de compassion pour lui, je lui ai emmené voir mon Dada pour lui guérir de ses déprimes.  Toujours en témoin oculaire, j’ai assisté à l’audition.  Mon Dada s’assit en face de lui, sans lui demander quoi que ce soit, les yeux dans les yeux, il remonte dans son passé.  

Mon Grand Père sûr de lui, lui posa la question suivante :  

« Est-ce vrai que lorsque vous aviez 25 ans, vous aviez surpris votre femme en adultère avec  autre homme et que, sans hésitation, vous lui aviez d’un coup de pistolet ?  L’amant mourra sur le coup… » 

L’investigation continue : 

« Vous vous être tirez du pétrin en vendant vos deux camions pour soudoyer les gens.  Est-ce vrai ? » 

D’où est la source du malheur de Bhye Shariff.  On ne se défait pas aussi facilement de son passé !  L’homme est décédé depuis. »

 

UN  MORT  QUI  S’ EVEILLE ! 

M. AllySaheb AmeerSaheb :  

« Le plus grand miracle venant de mon Grand Père survint en 1958.  Il était mort.  Vraiment mort… entouré de ces disciples, en pleurs.  Les larmes coulaient à flots !  Je fus un témoin oculaire de sa mort.  Il n’avait plus de pouls.  Son corps sans vie était glacé…  Spontanément, l’un des disciples présents, tombe à genou et se mit à crier, les deux mains levées vers le ciel : 

« Oh, Oncle, Tu es parti sans nous avoir légué ce dont nous attendons de Toi.  Oh Saint Oncle, pourquoi Tu nous abandonnes ainsi ? » 

Quelques minutes de silence, puis Dada Peer respira, ouvrit les yeux, se leva et dit : 

« Je vous donne encore dix ans de ma vie »                                                                                                           

Dix ans après, en 1968, le 2 ème Rajab du calendrier musulman, Il tira pour de bon sa révérence. » 

1967, il y avait quelqu’un qui souffrait beaucoup et après avoir frappé à toutes les porte pour recouvrer sa santé, de peine perdue.  L’homme souffrait toujours de mille maux.  On lui suggérait de prendre contact avec Dada Peer.  Ce dernier se rendit auprès de la personne.  A peine cinq minutes, le malade fut sur ses pieds !  A partir de là, il se rapprocha davantage du Saint homme et matin au soir, on le voyait dans le cercle intime.  L’homme en question faisait partie de la Société Cutchee Maïmaan qui gérait le cimetière de Cassis à Port-Louis.  Il émit le souhait, en guise de reconnaissance de Dada Peer soit inhumé ici.  Six mois avant de s’éclipser de ce monde, ses proches partirent avec lui en direction du cimetière de Cassis.  L’endroit choisi fut fouillé et quatre piquets furent ériges tout autour.  Une clé du cimetière fut remise à Dada Peer… 

M. AllySaheb AmeerSaheb : 

 « Après le départ de mon Grand Père, la clé revient en ma possession.  

En 1982, Il m’apparut dans mes rêves.  Il m’exhorta de prendre quelqu’un avec moi et aller voir, vérifier dans quel état il se trouve…  Chose faite,  Oh quel miracle !  Dieu en soit loué !  Le vénéré Murshid Dada Peer fut intact…  Que d’émotions nous envahissaient en cet instant !  Après trois ou quatre mois, il me réapparut dans les rêves.  Il m’ordonna la liberté d’y construire son Dargah.  

Ce même Mausolée devait être bâti en 1977, faute d’argent, il fut reporté à une date ultérieure.  J’avais fait serment à mon Dada que dès que j’aurai un peu d’argent, mon premier souci serait de lui construire un Sanctuaire (Dargah).  En 1982, Il savait déjà que j’avais les moyens pour l’honorer de mon plus grand souhait ! »

 La Société Cutchee Maïmaan fut approché pour avoir l’autorisation afin de régulariser les problèmes de paperasses à la municipalité.  Une fois terminé avec les procédures bureaucratiques pour que tout soit fait selon la rigueur des lois, on a pu aller de l’avant avec la construction officielle du Sanctuaire.
 

 

LE  GLOBE-TROTTER, 

FEU,  LE  DR. YOUSUF  KADRIBUX 

Feu, le Dr.Yousuf Kadribux avait beaucoup voyagé au cours de son existence.  Il a connu presque tous les continents.  On pouvait même dire de lui qu’il était d’un genre particulier de Globe-Trotter.  Néanmoins, c’est en Irak qu’il passa le plus long moment de sa vie de médecin.  Probablement, douze ans.  Il connaît si bien l’Irak et toute la merveille de ses diversifications de richesse.  Il était parmi ceux qui avaient l’espoir que l’Irak ne serait jamais envahi par les U.S.A.  Étant médecin, il avait la liberté du mouvement et il pouvait aller n’importe où, sans crainte, ni frayeur en Irak.  Il était un fervent du culte des Peers.  

Un joue, Le Saint de Saints Sayyidina Sheik Abdul Quadir Jilani (R.A), lui est apparu dans les rêves et lui  ordonna de quitter l’Irak : 

« Quitte ce pays, retourne chez toi et dès que tu foules le sol natal, vas directement à Cassis au Dargah du Dada Peer (R.A). » 

M. AllySaheb AmeerSaheb : 

« C’est au siège du Dargah, auprès Dada Peer que j’appris toute l’histoire.  Le Médecin demeura avec nous jusqu’à ce qu’il tira sa révérence, dans son modeste appartement à Curepipe.  Le Dr. Yousuf Kadribux était du genre de médecin modèle.  Il nous a légué en héritage sa formule: ‘Juice Fasting’.  Lui aussi quitta ce monde le 2 Rajab 1425. »


 

PREMIER  MOALLIM  DU  DARGAH

BHYE  HASSAM  KARIMBOCCUS 

Bhye Hassam Karimboccus était un fervent et profond disciple de Dada Peer Aboo Bakar Shah Ameersaheb R.A.  Il avait le don de soigner le mal de l’âme.  Bon nombres de gens après d’être venus le voir pour leurs problèmes de santé, se sont vus repartir avec une sensation de légèreté généralisée, surtout un grand sentiment de soulagement au coeur.  Bhye Hassam fut le premier Moallim (prêcheur) du Dargah depuis1982 / 83.  On l’appelait aussi affectueusement “Poupa ou Poupa Hassam”.  Il fut également un prédicateur remarquable.  Il possédait un charisme qui imposa le respect parmi les fidèles venant se recueillir au Dargah.  L’énergie qui se dégageait en lui lors des séances de prière, de Zikr lui parvenait par inspiration Divine.  Au beau milieu d’une cérémonie, un soir, il interrompit la prière pour annoncer aux fidèles présents qu’il y aura un grand événement la semaine prochaine.  On était en l’an 1993.  Il ne dit rien de plus.  La semaine suivante, entouré d’une congrégation dans une maison à Cité Martiale, Port-Louis, comme ce fut souvent le cas après la séance des prières, suivit de la récitation des Zikrs, Bhye Hassam entra en transe.  L’extase dura plus longtemps que d’habitude.  Toute sa personne paraissait illumine de la lumière céleste. 

Personne ne s’en préoccupait outre mesure, puisque chez lui, c’était une qualité à laquelle, il pouvait se permettre d’entrer en communication avec Dieu (Allah Taa’la). 

La parole à M. AllySaheb 

« On prenait toujours un peu de rafraîchissement, accompagné d’une soucoupe de halwa pour se remettre avant de se séparer.  On avait mit la part de Bhye Hassam Karimboccus tout près de lui, en attendant qu’il revienne à lui.  En vain.  Une demi-heure plus tard, on s’est approché de lui.  On le voit dans une position immobile (Tariqua).  Son coeur battait toujours… puis, l’évidence apparut soudain à nos yeux.  Bhye Hassam a fait son “Wafaat” dans ce monde.  Sans rien dire de plus comme il nous l’avait déjà prédit, la semaine d’avant, de l’événement à venir.  Il prévoyait son ‘Wafaat’! » 

On vous laisse imaginer la grandeur de quelqu’un qui a quitté ce monde en pleines louanges de Dieu (Zikré Allah). 

Bhye Hassam Karimboccus parti, quitta ce monde en1993, un lundi (9ème Zil Hajj Calendrier Musulman) en ayant atteint la perfection suprême!  Il serait bon de noter qu’il y a un autre disciple de Dada Peer, en la personne de son propre fils, Ibrahim Mamode AmeerSaheb, père de notre invité, M. AllySaheb AmeerSaheb, Bhye Ally, qui quitta également ce monde un Lundi 9 Janvier 2006 (9ème Zil Hajj Calendrier  Musulman). Autre element révélateur: les actes de décès de ces deux hommes pieux ont été rédigé par le même médecin.
 


 

LE  SOUFISME  OU  L’ ÉCHELLE  DE  LA  PERFECTION 

Quelqu’un qui peut remonter le temps, fuir le sommeil, voyager à travers de lui-même, communiquer dans les rêves, prédire l’avenir, apporter la guérison, écarter le mal, capable de se mettre au travers de toute force maléfique, c’est un don inné que Dieu (Allah) dans sa sublime sagesse réserve à ceux d’entre ces Élus.  Pour parvenir à ce niveau, à cette échelle de perfection, que des recherches, des marches à suivent! Mortification, privation, abnégation, pénitence, sacrifice, prière, repli à l’intérieur de soi, être l’oreille de son coeur et l’écoute de sa conscience, capable de faire son autocritique sans peur, ni frayeur, se dépouiller toujours au profit de l’autre, aimer son prochain plus que soi-même, oeuvrer dans le droit chemin tracé par le Maître des Maîtres, voilà en peu de mots, comment se résume ses 40 ans d’existence dans la quête perpétuelle de l’absolu!  Sa Sainteté, Hazrat Peer Sayed Aboo Bakar Shah AmeerSaheb Quadheri Hydheri A.S. sans le vouloir probablement, passant de l’Ascétisme au Soufisme, avant d’entrer en contact avec sa propre nature, se connaître soi-même, toujours dans sa quête spirituelle et de l’au-delà eschatologique.  Il a voulu que sa vie soit un exemple de piété, de bienveillance, d’ altruisme, de don de soi, de soutien en faveur de plus démunis, d’intercession en faveur des faibles.  Une existence remplie de bout en bout pour atteindre le seuil des dialogues avec le Divin, avant de s’attribuer de l’honorifique Awliyah ou Wali Allah, Amis de Dieu!  

Ô Dada Peer ! Que ton nom sacré résonne comme un tonnerre dans nos cœurs, qu’il en soit la baume qui guérit les plaies de nos âmes et que tu sois à jamais sanctifié ! 

Citation : 

En admettant qu’il fut un être humain, il faut remarquer qu’il fut supérieur à toute l’humanité et à toute création”

Réf : Surat 18, Al-Kahf, Versets 60 à 82. 

Peut-être un dernier mot Monsieur AllySaheb AmeerSaheb, Bhye Ally, sur les précieux souvenirs de votre grand père? 

« Je dois ajouter qu’avant le départ de mon Vénéré Murshid de ce monde, il me déclara solennellement, en posant sa main sur mon épaule, devant témoin, en présence d’une importante personne: “je n’ai rien légué en guise de fortune pour toi.  Si je ne suis plus dans ce monde pour les autres…, par contre, pour toi, je serais toujours vivant.  Je serais toujours attentif à ton appel!  D’où que tu te trouves et que tu sens que tu à besoin de moi?  Appelle-moi, crie mon nom de toutes tes forces!  Je serais présent.  J’accourrai à ton appel de détresse…”  Pour moi, ce fut le plus grand des cadeaux venant de mon Vénéré Murshid, sans compter de toute la protection dont je jouis contre les forces occultes des prédateurs de l’humanité…  C’est tout cela qui m’a motivé et qui motive toujours mon existence sur la voie tracée par ses empreintes de Wally Allah vers la Déification! »
 


« JE REMERCIE TOUS CEUX QUI ONT AIDER À RÉDIGER CE TEXTE ET TOUS CEUX QUI CE RECONNAÎTRONT. »